Notre premier réseau social n’est pas Facebook ni Instagram, mais la rue. La rue est en quelque sorte notre premier service public : il permet aux habitants de sortir, de se déplacer et de se connecter aux autres. Mieux Vivre Fontenay (MVF) souhaite renforcer cette fonction sociale et conviviale de la rue, ce qui passe par l’encouragement des alternatives à la voiture individuelle. Plus il y aura des humains à pied et à vélo et des transports partagés dans la rue, plus il y aura des interactions humaines. Il y aura aussi moins de bruit et moins de pollution, ce qui correspond à l’objectif d’une ville plus écologique et sociale que MVF propose aux électeurs les 15 et 22 mars.
Défendre nos trottoirs
D’abord MVF souhaite redonner de la place au piéton, qui est devenu la dernière roue de la carrosse. Les trottoirs fontenaisiens sont devenus des parcours d’obstacles où il est souvent difficile, voire impossible de marcher côte à côte. Des poubelles et des poteaux sont placés trop loin du bord, rétrécissant trop l’espace disponible pour la marche. MVF veut libérer et élargir les trottoirs partout où c’est possible, pour redynamiser ce réseau social vital pour les habitants.
Aussitôt après les élections, MVF lancera un diagnostic handicap de l’espace public avec les habitants, pour identifier les difficultés et des solutions. Une des solutions que MVF mettra en place est la multiplication de bancs, pour permettre aux personnes à mobilité réduite de se reposer. Actuellement, il n’y a aucun banc dans la partie haute de la rue Boucicaut, qui en plus est en pente !
Stop aux trottoirs ondulés
Un autre défaut sont les bateaux qui déforment le trottoir inutilement, empêchant notamment les personnes âgées, à mobilité réduite ou avec des poussettes, de marcher. Pire, ces bateaux sont souvent revêtus de pavés des pavés très irréguliers qui rendent la marche quasi-impossible pour les personnes vulnérables. MVF veut en finir avec cette déformation systématique des trottoirs qui coupe l’envie de marcher, notamment chez les personnes fragiles. Un trottoir doit au contraire être confortable pour le piéton et donc être plat. Faire des trottoirs plats sera en outre plus facile et donc moins cher.


Pour défendre les trottoirs, MVF veillera aussi à l’implantation équitable des bornes de recharge électrique qui seront déployées dans l’espace public dans les années à venir. La mairie actuelle a posé des bornes minutes sur le trottoir dans le rue Boucicaut, et risque de faire la même chose avec les bornes de recharge. MVF dit stop à cet énième grignotage de l’espace piéton : les bornes pour les voitures ne doivent pas grignoter l’espace piéton, mais doivent être posés dans l’espace automobile. Notre priorité est et restera le piéton.
Améliorer les transports en commun
Pour améliorer l’offre des transports en commun, MVF veut augmenter les fréquences des bus en limitant l’attente à 15 minutes ; MVF veut aussi améliorer les connexions intercommunales. Nous agirons auprès d’Île-de-France Mobilités pour accélérer les liaisons entre Fontenay et les stations de métro Châtillon-Montrouge (ligne 13) et Bagneux Lucie-Aubrac (ligne 4). Nous consulterons aussi les habitants, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) et le CARRRO (Collectif des Associations Riveraines du RER B Robinson) sur la qualité des interconnexions est-ouest, pour les améliorer.
Une autre consultation sera également menée avec eux concernant le fonctionnement du RER B (régularité, sécurité et propreté) pour améliorer ce service important pour de nombreux habitants. Enfin, le Petit Fontenaisien, dont le service s’est dégradé depuis 2023, doit aussi faire l’objet d’une consultation pour le rendre plus attractif. MVF propose notamment d’améliorer la desserte des différents quartiers et la communication des horaires et itinéraires.
Favoriser le vélo
Après la marche et les transports en commun, MVF souhaite aussi développer l’usage du vélo. Contrairement aux piétons et aux automobilistes, qui disposent chacun de leur réseau de trottoirs et de routes, les usagers à vélo ne bénéficient souvent d’aucune protection. Malgré sa promesse écrite en 2020 (et répétée en 2026) d’intégrer la ville dans le réseau vélo Vélo Île-de-France (VIF), le maire L. Vastel bloque au contraire activement la création de la piste VIF censée traverser notre commune ! A cause de cette politique peu favorable au vélo que M. Vastel mène depuis le début de son mandat en 2014, FAR est aujourd’hui la lanterne rouge du classement des villes des Hauts-de-Seine.
MVF souhaite sortir Fontenay de ce blocage et offrir aux habitants le droit de se déplacer à vélo en sécurité s’ils le souhaitent. A commencer par soutenir la création de la piste V8 du VIF prévu sur la RD63 (av. J. et M. Dolivet), qui figure dans les plans vélos de la Région, du Département et du Territoire. Cette piste cyclable permettra aux habitants de se rendre à Paris de manière plus efficace en dehors de la Coulée Verte, évitant ainsi le conflit piéton-vélo dont souffre aujourd’hui cet axe de loisir.
Transformer l’espace public
Encourager l’usage du vélo ne passe pas uniquement par la création de pistes cyclables sur les grands axes. De nombreuses rues de quartier peuvent devenir cyclables en changeant simplement le plan de circulation pour protéger les quartiers du trafic de transit. Il ne s’agit pas d’interdire l’automobile, mais de changer le sens de circulation dans certaines rues pour éviter qu’elles soient utilisées comme raccourci rapide (par ex. la rue Boucicaut pour éviter la rue des Pierrelais, et la rue des Bénards pour éviter la rue Marx Dormoy). Ce projet, peu coûteux, permettra en même temps de transformer certaines portions de rue en espace vert. Avec les habitants, MVF lancera un travail de co-élaboration dans ce sens, en créant un comité thématique dédié aux mobilités durables. Ce comité réunira les habitants, les associations et les acteurs publics concernées.
Vision Zéro
Enfin, pour apaiser des rues fontenaisiennes, MVF s’engage à adopter l’approche dite « Vision Zéro ». Cette approche vise à réduire à zéro le nombre de morts et blessées graves sur la route. Oslo, une ville de 700.000 habitants, a réussi à réduire le nombre de morts à zéro par cette méthode. Elle se distingue de l’approche traditionnelle, qui accepte les accidents comme des conséquences normales de mauvais comportements. L’approche Vision Zéro en revanche considère qu’un accident grave est inacceptable. Elle vise à comprendre pourquoi chaque accident a pu avoir lieu, pour adapter ensuite l’infrastructure, les règles ou les formations. Par exemple, pour MVF il est inacceptable qu’à Fontenay le carrefour av. J. et M. Dolivet/rue Boucicaut produise des accidents régulièrement. Il faut modifier ce carrefour inconfortable pour le rendre sûr pour tous les usagers de la route.
Stein Van OOSTEREN
