Actions en faveur des personnes en difficulté et en situation de précarité:
La précarité augmente de façon importante en France (15,4 % de la population), et touche,en France métropolitaine,9,8 millions d’habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté (<60% du salaire médian, soit 1288 € définition INSEE).
La précarité peut prendre plusieurs formes :budget , alimentation, logement, accès aux droits, à l’emploi, au numérique, aux transports, à la culture, aux soins, … sans oublier l’isolement et l’absence de liens sociaux.
Malheureusement, apparaissent depuis peu de nouveaux entrants :
- 1 actif / 3 ne peut pas vivre des revenus de son travail (travailleurs pauvres)
- 4 étudiants/10 en France considèrent que leur situation est difficile et qu’ils ont des difficultés pour prendre 3 repas par jour
- 2 millions de seniors sont isolés et manquent de relations sociales (+110% depuis 2017)
Un personnel social spécialisé
Le nombre de personnes ayant besoin d’aide avec des parcours de vie très cabossés augmente fortement, alors que celui des personnels spécialisés se réduit sur le terrain (SST, municipalité) et subit un renouvellement important, empêchant un accompagnement satisfaisant sur le long terme.
Que prévoyez- vous au niveau municipal pour améliorer le suivi des situations et l’accueil tant au niveau des moyens qu’au niveau humain ?
L’Observatoire Précarité mal-logement 92 est alarmant quant à son constat sur le logement des « ménages pauvres » à Fontenay , avec une augmentation du nombre de foyers allocataires ( plus de 3000 foyers, soit +15%, dont 40% sous le seuil des « bas revenus » ( 1300 e/mois).
Nous proposons :
- une Analyse des Besoins Sociaux dès le début du mandat (celle déjà menée est non finalisée) ;
- un renforcement de l’accueil et de l’orientation du CCAS et de France Services ;
- une permanence d’accès aux droits ;
- le développement d’ une présence de proximité et des actions « aller vers » dans les quartiers ;
- l’intensification de la coordination avec les associations ; les rencontres organisées autour du projet de relocalisation du GAFIB en démontre toute la richesse ;
- un travail en complémentarité avec les partenaires présents sur le Territoire.
Envisagez-vous de recruter au CCAS des travailleurs sociaux (notamment des Assistants de service social), œuvrant au profit immédiat des Fontenaisiens pour combler les carences observées au SST 11, et résorber au plus tôt les difficultés?
Le SST11 ne permet effectivement pas, en l’état actuel, de répondre aux besoins des Fontenaisiens
Nous regrettons la disparition de plusieurs services publics concernant l’aide sociale dans la ville : EDAS, Mission locale, PMI à temps complet, du fait de leur déplacement à Bagneux
Le département est le chef de file en matière d’action sociale, d’autonomie et de solidarité. Le SST11 (service des solidarités territoriales) de Bagneux est surchargé. La présence d’un personnel bien que qualifié, dans différents locaux de la ville (MDQ, CCAS, CMS) qui accueille sur rdv est insuffisante.
Il nous faudra identifier les besoins non couverts en matière de service de proximité. Selon ces besoins recensés, nous proposerons des solutions adaptées. Et il nous faudra discuter avec le département pour obtenir des services permanents et non des permanences.
Il serait pertinent que le CCAS organise un partenariat spécifique avec le SST11 avec signature d’une convention-cadre comme cela se fait dans des communes voisines telles que Sceaux, Bagneux ou encore Genevilliers. Un travail partenarial existe déjà avec d’autres communes ce qui démontre que le cadre est opérationnel.
Astrid Brobecker notre conseillère départementale, siégeant à la Commission Solidarité , a demandé un point précis sur l’état des effectifs au SST11. Alors que l’objectif de postes pourvus est de 85%, il est de 70% aujourd’hui. Cette situation a forcément un impact quant à la qualité et la continuité des services attendus. L’ouverture prochaine d’un nouveau pôle à Bagneux, dans des locaux neufs, devrait renforcer l’attractivité et améliorer les recrutements.
Un travailleur social peut tout à fait être recruté au CCAS . Cette mission est très exigeante. Il y a eu un recrutement il y a quelques années d’une travailleuse sociale venant d’Habitat et Humanisme.
Un accès digne à l’alimentation pour tous
L’aide alimentaire à Fontenay repose aujourd’hui en grande partie sur l’action des bénévoles des Restos du Cœur et du Secours Catholique. Elle implique de disposer de ressources financières et logistiques (locaux …) à la hauteur des besoins qui ne cessent d’augmenter, les obligeant à faire du « tri » dans les demandeurs, ce qui est insoutenable pour les bénévoles.
Par ailleurs, le montant de la subvention accordée par la mairie de Fontenay à l’épicerie sociale du GAFIB aux Blagis (1200 personnes aidées en 2025 dont plus de 450 Fontenaisiens), n’a pas été réajusté pour suivre l’augmentation du coût de la vie.
Comment comptez-vous aborder cette question et aider davantage les associations pour élargir le nombre de bénéficiaires et éviter de faire reposer sur les bénévoles la lourde et ingrate tâche de refuser des familles?
Actuellement, ce sont effectivement les Restos du Cœur et le Secours Catholique qui apportent une aide alimentaire aux plus démunis. Le GAFIB, épicerie solidaire qui propose des produits frais à 30% du prix, repose sur 5 bénévoles à Fontenay et le nombre de demandeurs est en constante évolution. L’AMAP transmet aux Restos les paniers non récupérés par les adhérents. Le CSCB cède des paniers d’invendus, sur demande.
Pour une intervention globale, nous allons expérimenter une sécurité sociale de l’alimentation : dispositif garantissant à tous l’accès à des produits sains et locaux à prix maitrisés tout en soutenant les producteurs et les commerçants.
Pour l’aide alimentaire d’urgence, qu’envisagez-vous, afin que chacun à Fontenay, en particulier les étudiants et les personnes à faible revenu, puissent avoir accès à une alimentation saine et régulière ?
Id ci-avant : une sécurité sociale de l’alimentation
Une aide aux démarches administratives pour lutter contre la fracture numérique
Avec la dématérialisation, les démarches administratives se sont complexifiées et la disparition d’une aide humaine rend impossible la moindre demande pour une partie de la population, particulièrement les personnes âgées, les étrangers, les plus démunis, aggravant leur exclusion. Certains sites ne permettent même pas de laisser un mail….
On comprend mieux que 37% de personnes éligibles au RSA ne le demandent pas.
La mise en place de la Maison France Service, rue des Bénards, a certes amélioré les choses mais n’est pas totalement adaptée à un public déjà exclu. Des postes informatiques en libre-service sans accompagnement humain ne suffisent pas (~20% de la population est concernée par l’illectronisme d’après l’Insee).
Que voyez-vous comme autre dispositif de proximité qui pourrait être mis en œuvre rapidement pour répondre à ces besoins et en particulier pour les personnes étrangères sans papiers qui,elles, n’ont pas accès à France Service ?
Développer et faciliter l’intervention d’écrivains publics dont la principale qualité est l’écoute et la compréhension des problèmes, nécessaires avant la rédaction des documents souhaités.
Prévoyez-vous d’augmenter les lieux d’accès au numérique gratuit et de recruter des facilitateurs numériques pour les animer ?
Des bornes numériques seront installées dans les lieux publics (mairie, médiathèque, maison des séniors,…)
Nous développerons les services numériques tout en garantissant un accueil physique
Nous proposons une ouverture élargie de la Maison de Quartier.
Quant à recruter des « facilitateurs », chacun des animateurs et personnel d’accompagnement sera en mesure d’aider des personnes en difficulté avec leur ordinateur ou leur portable.
Les services rendus par l’association FET pour la réparation de matériels informatiques seront mis en valeur.
Et nous suivons avec un grand intérêt le projet de réimplantation du GAFIB qui est l’occasion d’un bilan exemplaire de ce qui existe sur notre territoire et ambitionne d’étoffer les activités menées suite à un diagnostic en cours, dont un atelier informatique.
Un accès aux droits
Avec les bouleversements internationaux et les problèmes climatiques ou économiques, la population étrangère augmente à Fontenay et cela va se poursuivre. Certes, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde, mais cela nous oblige à intégrer de la meilleure façon possible ceux qui sont arrivés dans notre commune.
Aujourd’hui, la législation s’est durcie.
Par exemple, pour avoir un 1er titre de séjour, il faut 12 fiches de paye. Mais, pour pouvoir travailler et avoir 1 fiche de paye, il faut un titre de séjour !!
De plus, les structures préfectorales du 92 laissent traîner les dossiers notamment ceux des renouvellements. Or un titre de séjour non renouvelé entraîne : perte d’emploi, absence de revenu, perte du logement, une véritable descente aux enfers !
Qu’envisagez-vous de mettre en place avec les associations pour aider les étrangers dans leur démarches d’accès aux droits (Titre de séjour, DAHO-DALO, …) ?
Il y a sur la ville des associations telles que Habitat et Humanisme qui ont des bénévoles dont la mission est précisément d’aider la population suivie à devenir autonome. Le plus difficile est certainement le nombre de ces bénévoles. L’affichage des besoins permet d’informer la population pas toujours au courant de ce qui existe et où elle pourrait être utile. Les jeunes retraités sont souvent en recherche d’un bénévolat. Et l’endroit idéal pour diffuser cette information est le Forum des associations. Un stand dédié à l’entrée, tenue par des personnes engagées, pourrait être incitative.
Le projet du GAFIB comporte la création d’une permanence d’accès aux droits des personnes étrangères. Nous la soutiendrons et instituerons un guichet unique qui reliera toutes les actions en faveur des plus démunis.
Quelles actions seriez-vous prêts à faire pour accélérer le traitement des dossiers des habitants de Fontenay au niveau de la préfecture de Nanterre ?
Ce qui est le plus efficace c’est le déplacement à la Préfecture et encore plus efficace l’accompagnement des personnes en attente. Encore une mission à dédier à des bénévoles ainsi que la désignation d’une personne parmi le personnel communal, par exemple rattachée au CCAS, pour un suivi en temps réel.
Un accès à l’apprentissage du français
Alors que l’État se désengage des structures d’apprentissage du français, il exige un niveau de langue de plus en plus élevé, ainsi qu’un examen civique auquel de nombreux bacheliers français seraient recalés.
Certes il existe des structures proposant l’apprentissage du français à Fontenay (de l’alphabétisation à la maîtrise du B2) : l’école des femmes ou le CCJL (Centre culturel jeunesse et loisirs) où s’investissent une poignée de bénévoles. Mais elles sont surchargées, et ne peuvent pas assurer une préparation suffisante au DELF (Diplôme Européen de Langue Française)
Que comptez-vous faire, en vous appuyant sur les structures existantes ou à venir (création aux Blagis, fin 2026, d’une antenne du Secours Catholique), pour mettre en place une véritable politique d’intégration par la maîtrise du français ?
Déjà il est important de faire connaitre les structures existantes. Lors des réunions mensuelles de Habitat et Humanisme, une bénévole qui nous soutient nous rapporte que pour aider les familles accompagnées, la première chose à faire est d’identifier les lieux où ce soutien peut déjà être apporté. Il existe à Fontenay une structure gérée par le département, l’École Française des Femmes, qui tient compte des niveaux des nouveaux arrivants et encourage avec la remise de diplômes.Il y a une antenne à la MDQ qui complète cette offre de services. Il y a aussi au sein du CCJL une aide à l’apprentissage du français. Le plus difficile étant de maintenir une présence assidue.
Le problème pour les femmes est la garde des tout petits pendant les cours. Il faut favoriser davantage la possibilité de les déposer dans une crèche le temps du cours et de développer une halte garderie.
Autre solution qui existe dans une commune voisine : faire garder l’enfant par une bénévole, le temps du cours.
Sachant que parfois beaucoup d’inscrits et des abandons en cours de cycle.
Bien sûr la création d’une antenne du Secours catholique renforcerait les actions existantes car les valeurs qu’il porte sont à partager : accueil inconditionnel, éveil à la solidarité, humanité.
Un dispositif d’accueil grand froid et de mise à l’abri d’urgence
La mise à l’abri est une urgence sociale préoccupante dans la région Ile-de-France. De nombreuses personnes à la rue (parfois des mères avec enfants) n’arrivent pas à joindre le 115 (Standard bloqué) pour trouver une solution d’urgence pour la nuit.
A ce jour, il n’existe pas d’accueil de jour, ni de nuit sur le territoire et les communes aux alentours. Le nombre important de familles mises à la rue souligne l’absence de tout dispositif de ce type à Fontenay.
Certaines familles ont même dû être hébergées la nuit dans des couloirs de l’APHP alors qu’il existe dans la ville de nombreux locaux sociaux ou communaux vides. Certes, Le Secours Catholique projette un accueil de jour aux Blagis mais celui-ci restera insuffisant.
Qu’envisagez-vous comme dispositif municipal et/ou territorial pour suppléer aux défaillances du 115 ?
C’est toujours une des principales missions du SST111, en lien avec le CCAS.
Proposeriez-vous de réquisitionner, même temporairement, des locaux vides et sur quels critères ?
Les locaux vides sont pour la plupart gérés par des bailleurs sociaux (on ne pourrait guère intervenir sur des propriétés privées sauf cas des indivisions qui s’éternisent). Sans utiliser les techniques juridiques fortes, un bailleur pourrait réserver des logements à des situations d’urgence. Nous alerterons les Directeurs Généraux des offices HLM de ces situations et le sommerons d’aider les familles en grande difficulté le temps de trouver pour elles une situation pérenne.
Il est bien dommage que les logements passerelles aient été supprimés.
Dans la même logique, durant les périodes de grand froid, quel dispositif d’urgence souhaiteriez-vous mettre en place et comment faciliter son accès ?
Le problème est le même si l’on parle des personnes qui ont besoin d’être logées en urgence. Par contre il en va différemment s’il s’agit de logement ne pouvant être chauffés l’hiver, c’est à dire en situation de précarité énergétique, puis trop chaud l’été.
Il existe une convention partenariale entre EDF et le CCAS permettant d’attribuer des bons énergie.
En contrepartie des garanties d’emprunt, nous impulserons un plan « sobriété énergétique ».
Seriez-vous prêts à faire des travaux à la maison des associations de solidarité (ancienne crèche fleurie ) pour rénover entre autre la douche et le sanitaire afin d’offrir un lieu d’hygiène pour les sans-abris ou les mal logés ?
C’est une réflexion à mener par le CCAS, avec les associations solidaires existantes dans la ville et avec le département afin de prévoir un local permettant aux sans abri et mal logés de rester propres.
Au préalable, les conditions de sécurité du bâtiment doivent être mises en œuvre. Il serait vraiment triste de ne pouvoir utiliser toute les potentialités de ce lieu qui offre de vastes espaces. Il peut très vite devenir le lieu de partage et d’accès aux droits
Une augmentation du nombre des places d’Hébergements
Fin 2024, VSGP disposait de 5892 places d’hébergement dont 545 pour Fontenay (places d’hôtel, hébergement, logements adaptés et intermédiation locatives).
Compte tenu des difficultés importantes d’accès au logement, nous pensons que VSGP devrait avoir une attitude plus volontariste pour faciliter la création de places d’hébergement et, au moins intégrer voire dépasser les objectifs de créations du Schéma Régional de l’Habitat et de l’Hébergement (SRHH) fixés à 546 places supplémentaire pour la période 2024-2030.
Comment envisagez-vous de contribuer à l‘augmentation du nombre de places dans les structures d’hébergement et de logements adaptés ?
Une nouvelle fois je pense à Habitat et Humanisme dont une partie des appartements sont ceux de particuliers et en assure la gestion afin d’offrir à des personnes en difficulté un logement temporaire le temps de leur permettre d’être autonomes.
Cette possibilité est encore trop méconnue.
Comment envisagez-vous d’aider les structures à développer des places « hors murs » en faisant appel à des logements privés et en soutenant le dispositif Solibail ?
C’est la mission des travailleurs sociaux qui font une évaluation sociale ouvrant l’espoir de bénéficier d’un logement temporaire « diffus » et l’espoir de disposer plus tard d’un logement dit « de droit commun ». La convention est de 18 mois. Je demanderai une reconduction de cette convention aussi souvent que nécessaire.
Une réflexion sur la situation indigne de la Villa Renaissance
A Fontenay, il existe une seule résidence gérée par le “115” : la villa Renaissance. Elle héberge une cinquantaine de familles avec enfants (160 personnes dont 77 enfants d’après DELTA organisme qui gère les hôtels d’hébergement), dans des conditions précaires, insalubres, et une promiscuité pouvant exacerber les communautarismes.
Ces familles sont écartelées entre un accompagnement social théorique qui dépend de Paris et une réalité quotidienne vécue sur Fontenay qui est devenu leur lieu de vie,leurs enfants y étant scolarisés.
Que pensez-vous faire pour améliorer de façon urgente la salubrité de cet hôtel en lien avec Delta?
Il est difficile pour la Ville d’intervenir dans cette maison dont elle n’est pas propriétaire.
Les résidents y sont pour certains depuis longtemps, avec un travail très éloigné. Dans un premier temps il faut s’assurer de la scolarisation des enfants et de la faculté pour ces personnes d’accéder à la nourriture.
Êtes-vous prêts à mettre en œuvre avec Delta, une convention pour que ces familles trouvent un accompagnement social efficace sur leur lieu de vie ?
On connaît mal le rôle de Delta. L’important est de pouvoir identifier quelle est la composition des familles qui y résident et à quelles conditions.
Concernant l’avenir de la Villa Renaissance, que pensez-vous de la transformer en une résidence intergénérationnelle accueillant des personnes âgées, des étudiants et des familles précaires ?
Seriez-vous prêts à mener ce projet ambitieux?
Nous avons connu cette maison lorsqu’elle était une maison de retraite, magnifique bâtiment avec un très joli parc. L’importance des travaux relevée par la commission sécurité a conduit Korian à déplacer les résidents. Il est indispensable avant tout engagement de connaitre l’étendue des travaux nécessaires. Si la situation est gérable financièrement par le propriétaire, ce serait un endroit rêvé pour mener des actions intergénérationnelles, avec un public de tout âge et de toute condition. Cette étude vaut le coup d’être menée, si toutefois l’accès nous est rendu possible par Delta
Une adresse de domiciliation
Le nombre de domiciliations à Fontenay s’est accru de 35% entre 2021 et 2023 contre 25% sur VSGP. C’est une bonne chose car la domiciliation est la porte d’entrée à toute démarche administrative. Mais cette domiciliation devrait être complétée systématiquement par un accompagnement social comme cela existe dans d’autres communes du 92, ce qui implique que le CCAS ait les moyens en travailleurs sociaux pour assurer cet accompagnement.
Comment comptez-vous améliorer le service de domiciliation et l’accompagnement face à l’accroissement des demandes ?
Il y a effectivement beaucoup de demandes de domiciliation auprès du CCAS. Je dirais que c’est une bonne chose car cela permet de connaitre les familles en grande difficulté et de les faire « exister » sur le plan civique. Ils peuvent ainsi déposer une déclaration fiscale ce qui les aidera dans leurs démarches pour acquérir la nationalité française.
Un impératif pour aider ce service : ramener le service public dans notre commune avec un soutien par une présence effective de l’EDAS (Espace Départemental d’Actions Sociales). Il doit redevenir un lieu d’accueil et d’accompagnement social des familles yc la santé . Les familles pourront ainsi être orientées vers les services appropriés.
Le CCAS pourrait-il offrir les services d’une bagagerie et d’un espace pour un coffre-fort numérique ?
Le CCAS peut offrir ce type de services s’il dispose d’un personnel suffisant. C’est une mesure qui doit être discutée avec son directeur.
Une situation précaire des étudiants
Sur notre territoire, deux résidences universitaires regroupent environ 500 étudiants. Certains sont déracinés, très loin de leur famille. Ils peinent à trouver leurs marques et à s’intégrer ce qui a un impact sur leur réussite universitaire. Certes le CROUS mène des actions sociales, type aides financières. Cependant, nous constatons que trop de jeunes souffrent de solitude et font face à des problèmes de santé mentale.
Quels outils pourriez-vous mettre en place pour briser cet isolement et ainsi contribuer à la réussite et au bien-être de notre jeunesse ?
Actuellement les jeunes s’orientent plutôt vers les communes voisines
Afin de pallier cela, nous avons formulé des mesures pour les retenir : les écouter et soutenir leurs projets . Préserver leur santé, préoccupation essentielle. Lutter contre leur précarité. Accompagner leur formation.
La création d’un tiers-lieu favorisera leur intégration.
Problématique du logement et de son accessibilité
Une offre adaptée de logement social
La proportion de logements sociaux à Fontenay-aux-Roses (Loi SRU) est supérieure à 43 %.
| Type de financement | Nombre | Loyer moyen € |
| PLAI | 143 | 6.95 |
| PLUS avant 1977 | 2024 | 6.88 |
| PLUS après 1977 | 861 | 7.69 |
| PLS | 1156 | 10.43 |
| PLI | 64 | 13.81 |
| Ensemble | 4248 | 8.03 |
Il est tentant de dire qu’il n’est plus nécessaire de construire de logements sociaux à Fontenay. Mais ce parc social est composé de trop peu de petites surfaces T1 (11%) et T2 (18%) et nous faisons le constat suivant :
- le taux de pauvreté est en croissance ( 10.8% en 2018, de 12% en 2021 ) et son augmentation va se poursuivre. Dans le même temps, le nombre de demandes de logements sociaux (hors mutation) s’est accru de 29% entre 2015 et 2023 alors que le nombre d’attributionsalégèrement baissé.
- 75% de la demande de logement social porte sur des T1 ou des T2 alors qui ne représentent que 40% du parc .
Partant de ce constat, quelle est votre position sur la construction de logements sociaux (dont des PLAI) de petites tailles ?
Dans notre projet de modification du PLUi, nous étudierons comment introduire une obligation de respecter un taux de logements PLAI de petite taille dans chaque nouvelle construction.
Envisagez-vous la création, avec l’intercommunalité, de résidences avec des surfaces adaptées ?
Même problématique que ci-dessus (PLUi)
Envisagez-vous de soutenir, au niveau VSGP, la création d’un Organisme Foncier Solidaire ayant pour objet de constituer un parc pérenne d’accession à la propriété ou à la location à destination des ménages modestes ?
Sur proposition du Président de VSGP, nous soutiendrons cette démarche.
La loi Égalité Citoyenneté a donné des objectifs ambitieux en termes de relogement des publics prioritaires
Comment comptez-vous en faire une priorité en particulier pour le 1er quartile ?
Le premier quartile calculé à partir du total des revenus mensuels du demandeur de logement social, multiplié par 12 et divisé par le nombre de personnes du ménage constitue la priorité des priorités tant dans le cadre de l’attribution d’un logement que dans celui de l’accompagnement social. Ces familles seront à identifier par ex lorsque ces familles se rendent au GAFIB, lieu par excellence d’écoute et d’accompagnement.
Comptez-vous demander que la Conférence Intercommunale du Logement (CIL) de VSGP se réunisse pour améliorer l’information, établir une cotation des demandes et concevoir des pratiques pour atteindre les objectifs de relogement des publics prioritaires ?
Élus au Territoire, nous y serons particulièrement attentifs
Au-delà de l’aspect quantitatif, quelles actions envisagez-vous pour corriger les situations de logements indignes (sanitaires, « passoires thermiques ») ?
Nous sommes très sensibles au problème des logements indignes car ils présentent un risque pour la santé des occupants .
Selon la situation, nous interviendrons auprès du propriétaire, de l’association ADIL, de l’ARS.
Si besoin, je prendrai un arrêté municipal de péril pour obliger le propriétaire à faire des travaux.
Quelles actions envisagez-vous de mener auprès des bailleurs sociaux pour faciliter les échanges de logements du parc social entre familles volontaires, suite à l’évolution du nombre de personnes dans le foyer?
La Ville ayant obtenu la réservation de logements en contrepartie d’une garantie d’emprunt par convention avec les bailleurs sociaux interviendra auprès d’eux pour favoriser les échanges de logements sans réactualiser les contrats de location (en conservant l’antériorité) et pour une prise en charge des frais de déménagement ainsi que des aménagements rendus nécessaires, en lien avec les amicales de locataires.
D’une manière générale, qu’envisagez-vous pour diminuer les situations de précarité énergétique, que ce soit dans le parc public ou dans le parc privé ?
Cf ci-avant : en activant la convention partenariale entre EDF et le CCAS
Un encadrement des loyers
L’encadrement des loyers est un dispositif qui vise à réduire les abus de certains bailleurs. Il vise notamment à protéger les jeunes et les personnes en précarité ou à faible revenu.
Etes-vous favorables à la mise en place de cette mesure à Fontenay dès que ce dispositif sera prolongé par une loi en 2026? et le porter au niveau de VSGP ?
Fontenay est situé dans une commune « en zone tendue », nous sommes tout à fait favorables à l’institution d’ un encadrement des loyers afin de limiter la hausse du montant du loyer des logements mis en location avec un bail d’habitation
Un encadrement des expulsions
Nous observons que les personnes menacées d’expulsion ont des difficultés pour se faire accompagner. Elles ont besoin d’un conseil de proximité. L’ADIL92 a pour mission de prendre contact avec les personnes qui ont reçu un commandement de payer. Fontenay a déjà une convention avec l’ADIL92 pour tenir une permanence.
Avez-vous l’intention de maintenir cette convention, de l’étendre à la constitution de dossiers DALO et de promouvoir ce service ?
si oui comment ?
Bien entendu.
Toutefois mon objectif est d’éviter ces situations, en prenant en charge la situation bien en amont, dès les premières défections dans le paiement du loyer. Avec un recours au FSL dans la mesure où le CCAS adhère à ce fond.
Un cas particulier : le quartier des Paradis aux Blagis
Dans le cadre de la réhabilitation d’envergure du quartier Paradis aux Blagis, nous demandons avec insistance la plus grande transparence sur les projets d’aménagement le concernant.
C’est actuellement un quartier de très faible mixité sociale et de densité importante comme le montre clairement la carte des pauvretés figurant dans l’étude OPML ( voir)
Quelles dispositions comptez-vous prendre pour favoriser la mixité sociale et faire en sorte que les famille aient envie de s’y installer ?
Nous poursuivrons le projet de reconstruction des Blagis.
Notre priorité est de reloger les habitants du quartier.
Un projet de réaménagement de l’ensemble du quartier est indispensable pour améliorer réellement les conditions de logement des habitants, tout en maintenant le niveau des loyers.
Notre souhait est de maintenir sur le secteur la Maison de Quartier, la crèche Paradis à redimensionner, la salle de prière, l’épicerie sociale, l’Ecole Française des Femmes. Nous envisagerons avec le bailleur social d’utiliser les rez-de-chaussée des immeubles pour des associations dont les habitants et le quartier a besoin. Nous favoriserons la réimplantation de commerces.
La présence des services culturels et de loisirs sera développée au sein de locaux dédiés, à définir dans le programme de rénovation. L’amélioration des conditions d’habitat entrainera celle de l’image de marque du quartier
La mixité sociale sera favorisée afin de diversifier le profil des ménages accédant au parc social et la mobilité facilitée (maintien du loyer, aides au déménagement, proposition d’un nouveau logement lorsque la composition du foyer évoluera…).
Nous revaloriserons le rôle des gardiens.
Que proposez-vous en matière de sécurité, de culture et de loisirs ?
Quelle place mettez-vous dans votre programme pour ce quartier (déclaré QPV) qui a le plus grand besoin d’être intégré aux autres, sans se sentir exclu du centre-ville et dont les problèmes rejaillissent déjà sur les écoles ?
Les équipements, notamment le terrain de football et les espaces sportifs doivent être conservés car indispensables. La Maison de Quartier doit être un lieu de partage, d’exposition et d’activités pour tous, accueillir de nouvelles animations pour les enfants et renforcer l’accompagnement à la scolarité.
Il est tout autant primordial de soutenir les projets associatifs afin de dynamiser le lien social, culturel et sportif.
Nous élargirons au samedi l’accueil de la MDQ
Nous renforcerons la présence de médiateurs et d’éducateurs de rue.
Nous nommerons un élu référent dédié au quartier pour des échanges réguliers.
Nous favoriserons la pratique du sport collectif en lien avec les autres quartiers.
Nous soutiendrons l’école de la Roue en luttant contre les fermetures de classes .
Nous créerons des ateliers participatifs pour l’amènagement du quartier et une scène ouverte lors de la fête de la ville.
Emploi des personnes à faible qualification
Comme vous le savez, l’emploi des personnes à faible qualification est un facteur d’inclusion fort.Or celles qui appartiennent à la jeune génération ont de plus en plus de mal à s’insérer dans le monde du travail notamment celles issues des tranches sociales basses,
D’autant que la question du logement pour ces jeunes (Apprentis, jeunes salariés en CDD ou CDI, stagiaires de fin d’études ou encore bénéficiaires de contrats d’insertion ) reste un défi majeur pour sécuriser leur parcours et atteindre leurs objectifs professionnels( à peine 10 % des demandes de logements de transition trouvent une réponse en Île-de-France).
Pourtant des solutions efficaces ont déjà été expérimentées avec succès:
- Les entreprises à but d’emploi (territoires zéro chômeurs de longue durée)
- Le Dispositif Premières Heures, qui met en place des activités visant l’insertion professionnelle des personnes en grande exclusion sociale par le biais de mise en activité graduelle avec un accompagnement professionnel et social renforcé. (https://citoyensfraternels.org/initiatives/le-dispositif-premieres-heures)
- Le développement de la pratique des clauses sociales dans les marchés publics de la commune, et le soutien aux entreprises sociales et solidaires.
Comptez-vous vous impliquer pour déployer sur Fontenay certaines de ces initiatives et en développer de nouvelles ?
L’expérimentation « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée » permet effectivement d’embaucher des personnes privées d’emploi depuis plus d’un an et domiciliées depuis au moins 6 mois au sein du territoire.
Son champ d’action est défini par une loi de 2020.
Une articulation Ville/département pourrait donner des leviers concrets supplémentaires en matière d’insertion et d’accompagnement social comme ce qui se fait dans d’autres communes des Hauts de Seine.
Nous serons attentifs à la possibilité pour ces publics de pouvoir déposer leur candidature.
Le dispositif Premières heures porté par l’association Espaces pour le Collectif Citoyens Fraternels 92 présente un intérêt majeur dans notre département, le 2ème après Paris à porter ce projet innovant car il s’adresse à des personnes très éloignées de l’emploi, parfois sans domicile et l’intégration se fait sans sélection.
Nous solliciterons le département pour lancer un appel à manifestation d’intérêt. Notre conseillère départementale Astrid Brobecker soutiendra cette demande.
Concernant les clauses sociales dans les marchés, dès 2015, l’intercommunalité Sud de Seine avait souhaité développer des opportunités d’emploi pour les habitants dans le cadre des travaux portés par des opérateurs privés sur son territoire.
Ainsi, avait-elle mis en place une mission sur les clauses sociales qui intervient toujours :
-en amont auprès de maîtres d’ouvrage publics et privés pour l’intégration de clauses dans les marchés,
-et en aval auprès des entreprises pour les appuyer dans leurs recrutements, mobiliser les acteurs de l’emploi et de l’insertion et proposer des candidats du territoire.
Il s’agit aussi de coordonner la construction de parcours vers l’emploi durable des bénéficiaires au travers de l’ensemble des opportunités des différents chantiers et en lien avec les différents acteurs.
Alors bien sûr nous surveillerons tout nouveau chantier qui permettrait d‘offrir un tel parcours à toute personne en recherche d’un emploi. Avec le passage de 4 communes (Sud de Seine) à 11 communes (Vallée Sud Grand Paris), les opportunités sont plus importantes.
Tout comme nous favoriserons la mise en œuvre de tous les dispositifs menant à l’emploi.
Comptez-vous soutenir un programme efficace de soutien à l’insertion professionnelle notamment pour les jeunes et les plus éloignés de l’emploi ?
Il est essentiel de faire revenir la Mission locale sur notre ville et pas seulement une permanence pour nos jeunes de 16 à 25 ans. Il s’agit d’une mission de service public de proximité en lien avec France travail, avec pour objectif premier de les accompagner dans leurs parcours d’insertion professionnelle et sociale. La mission locale traite avec les jeunes l’ensemble de leurs difficultés emploi, formation, orientation,mobilité, logement, santé, accès à la culture et aux loisirs. C’est par cette approche globale qu’elle peut lever les obstacles à l’insertion.
Dans ce contexte, comment concevez-vous l’articulation entre une politique sociale ambitieuse en faveur des jeunes et la dynamique économique de notre territoire ?
Cf ci-dessus
Comptez-vous avoir un conseiller municipal chargé de la solidarité, de l’insertion et de l’économie sociale et solidaire qui aurait pour rôle de :
- Soutenir des chantiers d’insertion
- Veiller aux clauses sociales dans les marchés publics
- Soutenir les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE)
Un conseiller municipal sera chargé du suivi des différents dispositifs
Méconnaissance des dispositifs d’aide qui existent
La multiplicité des dispositifs et autres organismes d’aide compliquent les démarches des demandeurs qui ne savent pas quels acteurs solliciter. Les potentiels bénéficiaires ne savent pas où s’adresser, où trouver les contacts. Le site de la mairie ne reprend pas l’ensemble de ces informations.
Par ailleurs, même si beaucoup de choses existent au niveau du CCAS et de la maison de quartier des Paradis, les informations ne sont pas connues des Fontenaisiens et très rarement affichées sur les panneaux municipaux.
Comptez-vous mettre en place un document type “Soliguide”,qui permettrait de regrouper de façon très pragmatique les différentes informations en fonction des besoins de la personne demandeuse, comme cela a été réalisé par le CCAS de Malakoff en collaboration avec les associations?
Ce type de document avait été évoqué lors de la première réunion préparatoire à l’ABS. Il est essentiel pour se repèrer dans la foultitude de structures traitant de la solidarité. L’important en est la mise à jour à effectuer pratiquement en temps réel.
Nous ferons une nouvelle ABS qui sera réellement suivie d’effet.
Serait-il envisageable de réserver un espace d’affichage sur les panneaux municipaux pour relayer les permanences et les événements organisés par le CCAS ou la maison de quartier des Blagis, ainsi que les actualités des associations de solidarité ?
Les panneaux municipaux ont pour objet d’informer les habitants. C’est le maire qui décide de ce qui peut être affiché. Je veillerai à ce que tout ce qui concerne la solidarité puisse être porté à la connaissance de tous.
Dans la même logique serait-il envisageable d’avoir dans le magazine municipal une double page pour relayer les actualités des associations de solidarité de la commune ?
Je suis d’accord.
Les associations doivent aussi s’engager à alimenter ces 2 pages.
Nous, les associations de solidarité, envisageons nos actions en étroite collaboration avec les services de la mairie car cela permet une compréhension mutuelle et ne peut qu’en augmenter l’efficacité et l’impact.
Serait-il envisageable de nous intégrer encore plus dans les projets municipaux liés à l’action sociale et sous quelle forme ?
Je veillerai à ce que les associations soient bien représentées au sein du Conseil d’administration du CCAS. Il est anormal que France Alzheimer et Valentin Haüy aient été évincées en 2020 sans en être informées.
Seriez-vous prêt à vous investir à nos côtés au travers de rencontres régulières de travail commun, de visites sur nos lieux d’actions afin de mieux cerner nos réalités et de mieux adapter vos politiques municipales vers les plus défavorisés de notre commune?
La proximité est essentielle pour bien connaître la réalité du terrain.
Les bénévoles qui nous soutiennent me font régulièrement part des sujets méritant une attention particulière. Le premier est sans aucun doute d’éviter les expulsions, suivi des difficultés pour payer les charges mais aussi l’emploi des jeunes,…
Nous intervenons auprès de personnes vulnérables et plus particulièrement auprès des octo/nonagénaires, car le grand âge renforce l’isolement. Certains ne peuvent plus fréquenter les activités municipales dédiées aux seniors, ni se déplacer aussi souvent qu’ils le souhaiteraient pour des actions courantes car ils ne sont plus assez mobiles. Cette population va continuer à augmenter d’année en année, avec l’allongement de l’espérance de vie.
Quelle politique comptez-vous mettre en œuvre pour lutter contre l’isolement de nos aînés qui ne sortent plus de chez eux ?
Il ne faut pas attendre que les personnes viennent vers nous pour agir.
Il existe au CCAS un registre qui est utilisé dans le cadre du plan canicule. Il doit être sans cesse actualisé et complété. Le portage des repas, qui est à améliorer, est une source d’information sur l’évolution de la situation des bénéficiaires. Il faudra aussi sensibiliser les voisins lorsqu’une personne sera fragilisée.
Nous renforcerons les services essentiels tels que le CLIC pour favoriser le maintien à domicile et le lien social ainsi que les visites à domicile en y associant des bénévoles.
La cohabitation intergénérationnelle permet à une personne âgée de bénéficier d’une présence rassurante et de menus services en contrepartie de la mise à disposition d’une partie de son logement à un jeune, étudiant ou apprenti. Cela suppose une mise en confiance dont c’est le rôle d’associations reconnues.
Comment informer des services de transport à la demande mis en place et les développer au service de tous les seniors ?
Le véhicule dédié au transport est géré par le CCAS. Cela fait partie des nécessités à développer, dont l’information de l’existence de ce service.
Comment informer des dispositifs à destination des personnes en situation de handicap et les développer ?
C’est toujours la mission du CCAS et cela doit être clairement défini lors des réunions préparatoires à une nouvelle ABS
La commission d’accessibilité doit améliorer son fonctionnement et être véritablement à l’écoute des Fontenaisiens.
Actions pour aider à sortir de l’isolement
L’isolement et la rupture des liens sociaux sont aussi des facteurs importants de précarité, le plus souvent invisibles. A Fontenay, beaucoup de personnes sont dans ce cas : personnes très âgées qui n’osent pas sortir, personnes sans liens familiaux, étudiants déracinés, sans oublier la population étrangère précaire qui ne se sent pas éligible à certaines activités ou s’autocensure.
Une organisation de sorties pour les familles précaires
Il existe à Fontenay de nombreuses activités (club, sorties, repas, thé dansant) pour les seniors en faveur desquels la municipalité est très active. C’est très bien mais n’oublions pas les plus précaires de notre commune.
Quels dispositifs comptez-vous mettre en place pour permettre à ces familles de faire 2 ou 3 sorties/excursions par an en dehors de Fontenay ?
Il y a eu, dans une période récente, plusieurs sorties annuelles exclusivement dédiées aux personnes en situation de handicap. Elles en sont demandeuses, ne serait-ce que pour le temps de partage autour du repas. Et c’est un réel plaisir de les accompagner car sont toujours contentes et reconnaissantes.
De la même façon nous étudierons la possibilité pour les plus démunis de se joindre à toute sortie proposée par la ville, par un tarif adapté.
Nous soutiendrons l’association Habitat et Humanisme qui aide les familles qu’elle suit à partir quelques jours grâce à un partenariat avec l’Agence Nationale des Chèques Vacances. De plus elle permet à ses familles de bénéficier de l’aide financière des chèques vacances.
Les sections sportives utilisent régulièrement pour leurs déplacements,des mini bus avec chauffeur. Ne serait-il pas envisageable que la municipalité les mette à disposition des actions de solidarité organisées par les associations ?
C’est un choix. Les bus sont trop souvent exclusivement réservés au sport et aux écoles. Ainsi, le service de la Petite Enfance n’en bénéficie pas car il faut un équipement de sécurité particulièrement important.
Un accès à la culture et aux divertissements pour tous.
L’accès à la culture est aussi un moyen fort d’intégration et de découverte de notre patrimoine national : musées, expositions, visites dans Paris. Mais ce n’est pas toujours facile pour les personnes en précarité et/ou de cultures différentes car elles n’ont ni les connaissances historiques ni les codes requis. Elles ont donc besoin d’être accompagnées par un conférencier. De plus ces activités sont payantes avec un coût non supportable pour les plus précaires.
Que proposez-vous de mettre en place pour permettre aux plus précaires d’y avoir accès ?
Il y a des associations comme Habitat et Humanisme qui prennent en charge la visite d’expositions ( dernièrement celle de Niki de Saint Phalle). Les Restos du Cœur également. Cela suppose un accompagnement.
Il y a aussi des accords conclus avec les théâtres comme les Gémeaux : l’association finance une partie du tarif et le reste à charge est minime pour les familles.
L’association Les Gazelles du Far West, dans le cadre de ses actions en faveur de l’accès à la culture, a offert des visites guidées et un spectacle de cirque à des jeunes du Club pré-ados et des places à la Comédie française à 2 familles du quartier Scarron.
Pour coordonner ces initiatives, le service de la vie associative sera en charge de propositions dédiées à ce public, en lien avec le CCAS.
Notre cinéma et notre théâtre sont rarement remplis, serait-il envisageable que les associations de solidarité puissent disposer de places gratuites (et/ou à tarif symbolique) chaque mois pour leurs bénéficiaires?
Il existe déjà des tarifs réduits offerts par les Restos du Cœur par ex.
Les associations de solidarité bénéficieront de plusieurs places gratuites dans l’année, tout en palliant la perte de ressources pour le théâtre dont on connait les difficultés budgétaires.
Et je suivrai de près les dossiers de demande de subvention : le département n’en accorde pas depuis plusieurs années. Là aussi nous pourrons compter sur Astrid Brobecker qui connait très bien ce sujet puisque membre du conseil d’administration du Théâtre des Sources.
Depuis fin 2024, le Théâtre des Sources à Fontenay-aux-Roses est fermé une nouvelle fois pour des travaux qui ont pris un retard important. Ce qui reporte la date de réouverture à 2028. Ces travaux interdisent en outre l’accès au cinéma,
Que prévoyez-vous comme solution temporaire pour permettre la réouverture du cinéma sans attendre la fin des travaux du Théâtre ?
Cette décision appartient au Territoire mais je suis d’accord pour faire pression auprès de lui afin de ne pas attendre la fin des travaux (2029 ?) Cette fermeture qui date de fin novembre 2024 est complètement anormale.
Soulignons une initiative heureuse : pendant la période de fermeture du cinéma Le Scarron, l’association des Amis du Théâtre des Sources et du Cinéma a souhaité pouvoir prolonger la présentation de ses Coups de Cœur mensuels (films choisis par les fontenaisiens, suivis d’un débat à l’issue de la projection). Cela n’a été possible que lorsqu’un créneau a pu être accordé par la Maison de la Musique et de la Danse (3 fois en 2025 et 3 en ce début d’année).
Ces séances sont gratuites.
Une mise à disposition mensuelle de l’écran du Conservatoire permettrait de maintenir une activité cinématographique dans la Ville, dédié à tout public..
Un accès au Sport pour tous.
Fontenay a la chance d’avoir une association sportive (ASF) importante regroupant de très nombreuses sections. Il est reconnu que la pratique du sport est bénéfique sous de nombreux aspects (santé, lien social, intégration,…). Cela permet aussi de sociabiliser certains jeunes avec des valeurs de respects, de travail, de ponctualité qui leur seront plus utiles pour leur avenir, que de trainer dans la rue ou de rester derrière leurs écrans.
Mais cet accès est très coûteux (licence + inscription section) et difficilement supportable pour les familles nombreuses et précaires .
Que proposez-vous de mettre en place pour leur permettre d’y avoir accès ?
Les associations sont autonomes dans leur gestion mais j’étudierai la possibilité d’adapter le « chèque-sport » ainsi la façon dont une aide financière peut être apportée aux jeunes dont les familles sont en grande difficulté
Qu’envisagez-vous pour les fratries ?
Idem ci-dessus
Dans le cadre de la rénovation du quartier des Paradis, est-il envisageable d’augmenter l’offre sportive qui existait avant les travaux en créant des terrains extérieurs dédiés (foot, basket, hand, boule, parcours sportif, ….) ?
Les équipements de football et les équipements sportifs doivent y être recréés afin d’offrir des activités à tous.
Des activités pendant les vacances scolaires.
Pour la majorité d’entre nous, les vacances sont attendues avec impatience. Mais pour d’autres cette période est une « horreur ». Comment une mères isolée peut elle rester dans 15 m2 tout l’été avec 3 enfants.
Plusieurs associations dont Habitat et Humanisme et le Secours Catholique proposent 1 semaine de vacances à quelques familles de Fontenay (9 familles sont parties en 2025), Mais de nombreux petits Fontenaisiens n’ont pas la possibilité de partir en vacances ou de profiter d’activités pendant les vacances scolaires car leurs familles n’en ont pas les moyens financiers.
Que proposez-vous de mettre en place comme activités régulières gratuites (ou prix modique) pendant les périodes de vacances scolaire pour permettre d’occuper les enfants qui ne partent pas en vacances ?
Il existe des organisations de sorties avec le Club Pré-ados, le Centre de Loisirs et la Maison de Quartier notamment dans le cadre du Nouveau Quartier. Prioritaire, à développer.
Nous étudierons la possibilité d’ouvrir des équipements en accès libre pendant les créneaux non utilisés.
Nous élargirons les horaires d’ouverture de la Maison de Quartier.
Que proposez-vous aux mamans seules avec des enfants en bas âge, pour leur permettre de profiter d’un moment pour elles ?
Nous mettrons en place une halte garderie ainsi qu’un service de mise en relation pour une garde partagée même ponctuelle.
Jean-Yves SOMMIER, Conseiller municipal
Astrid BROBECKER, Conseillère municipale et Départementale
Annie SOMMIER
